Comment faire naître et engager une parole à soi quand on est philosophe et femme ? Cet essai répond en inventant un dispositif d’écriture, d’écoute et de voix, dans l’adresse de lettres à d’autres femmes, amies, artistes ou philosophes. Sa portée critique est celle d’un geste philosophique qui ne répète pas la violence de l’abstraction : dans le tissage qu’opèrent concrètement le sens et le sensible, ce geste inclut le vécu corporel et ses aléas. La voix, ici, est envisagée dans ce qu’elle a de relationnel et d’unique.